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Questions et réponses des élèves des cours de l'IES

1 nov. 2026

Philosophie spirite

Dans le livre des Esprits. A la question n°87 : Les Esprits occupent-ils une région déterminée et circonscrite dans l'espace ? " Les Esprits sont partout, les espaces infinis en sont peuplés à l’infini. .... . mais tous ne vont pas partout car il est des régions interdites aux moins avancés." Pouvez vous s'il vous plaît définir ces régions interdites et dire pourquoi ? Merci par avance

La réponse se trouve en partie un peu plus loin dans le même livre.

Kardec y revient à la q. 279 : les bons Esprits vont partout, et il faut qu’il en soit ainsi pour qu’ils puissent exercer leur influence sur les Esprits moins avancés. En revanche, les régions habitées par les bons Esprits sont interdites aux Esprits imparfaits, afin qu’ils ne puissent pas y porter le trouble de leurs mauvais penchants (LE, q. 279).

Il ne faut pas imaginer pour autant une frontière gardée ou une porte fermée.

Ces régions ne sont pas seulement des lieux, elles correspondent aussi à des états. L’Esprit est entouré d’une enveloppe fluidique, le périsprit, qu’il puise dans le fluide de chaque monde (LE, q. 94) et dont la nature dépend de son degré d’épuration. Plus l’Esprit est avancé, plus cette enveloppe est subtile. Les Esprits supérieurs peuvent descendre vers les mondes inférieurs, et même s’y incarner ; l’inverse n’est pas possible (La Genèse, ch. XIV, « Formation et propriétés du périsprit »). L’interdiction n’est donc pas une sanction décidée de l’extérieur, mais une loi naturelle. On pourrait la comparer à un corps trop lourd qui ne peut pas monter là où l’air est trop léger.

La raison donnée par Kardec est simple : protéger l’harmonie des milieux où vivent les Esprits avancés, pour que le trouble et la discorde n’y pénètrent pas.

Rien n’est fermé pour toujours. À mesure qu’un Esprit progresse, son enveloppe s’épure, et les régions qui lui étaient interdites s’ouvrent naturellement à lui. Et pendant ce temps, les bons Esprits viennent jusqu’à lui pour l’aider à avancer.

1 nov. 2026

Philosophie spirite

"L'interférence animique n'est pas considérée par les spirites comme une fraude, mais comme un phénomène psychologique et fluidique naturel propre à la condition humaine, que tout groupe de travail doit apprendre à repérer et à filtrer".
Comment apprendre à trier ces informations qui surfent sur différents plans, différentes vibrations, et différents flux ? Pour soi et avec les autres ?

Aucun médium n’est un canal pur. Son Esprit sert toujours d’interprète (Le Livre des Médiums, n° 223), et l’Esprit qui se communique puise dans son cerveau les mots pour s’exprimer (n° 225). Le but n’est donc pas de supprimer la part du médium, mais d’apprendre à la reconnaître.

Tout commence par la connaissance de soi (LdE, q. 919). Connaître ses idées, ses désirs et sa façon de parler aide à repérer ce qui vient de soi. L’étude et l’expérience font le reste (LdM, Introduction et n° 192). Un repère simple : juger le contenu plutôt que la forme, car la pensée s’imite beaucoup moins qu’un style (n° 261).

Ce discernement va de pair avec les devoirs du médium. Les Esprits rappellent que le désintéressement, la modestie et le dévouement sont des qualités essentielles : la faculté a été donnée pour servir la vérité, jamais pour en faire un commerce (LdM, ch. XXXI, XIV). Les qualités morales du médium attirent des Esprits qui lui ressemblent : la bonté, la simplicité de cœur et l’amour du prochain attirent les bons Esprits, l’orgueil et l’égoïsme les éloignent (n° 227). Et c’est l’orgueil qui ouvre le plus souvent la porte aux Esprits trompeurs (n° 228).

Avec les autres, le groupe est un vrai filtre. Une réunion avec un groupe bienveillant et devoué se protège par ses propres conditions, l’harmonie et la communion de pensée (n° 330-332). Relire ensemble les messages et les comparer aux enseignements de Kardec, c’est appliquer le contrôle qu’il recommandait (L’Évangile selon le spiritisme, Introduction, II).

Le tout avec bienveillance : l’animisme n’est pas une tromperie, et le médium a besoin de soutien plus que de jugement (André Luiz, Dans le domaine de la médiumnité, ch. 22).

29 oct. 2026

Philosophie spirite

Je ne sais pas si la question relève du spiritisme mais j'ose tout de même la poser car je m'interroge beaucoup à ce sujet :

Qu'en est-il de l'incinération du corps après que l'esprit l'ai quitté ?
Je veux dire, est-ce que Kardec avait une opinion fondée sur la mise en terre ou bien l'incinération ? Merci 💐

Votre question relève tout à fait du spiritisme, et elle est plus fréquente qu’on ne le pense.

Kardec n’a pas pris position sur l’incinération et, à son époque, la question ne se posait pas vraiment : la crémation n’a été autorisée en France qu’en 1887, presque vingt ans après sa mort. On ne trouve donc rien de direct dans ses livres.

Il nous a pourtant laissé un principe qui éclaire tout le reste : l’Esprit ne quitte pas toujours son corps d’un seul coup. La séparation se fait progressivement et sa durée dépend de l’état moral de chacun. Plus l’Esprit est détaché de la matière, plus elle est rapide ; plus il y est attaché, plus elle peut être lente et difficile (Le Ciel et l’Enfer, 2e partie, ch. I, « Le passage »).

C’est sur ce point que s’appuient les auteurs venus après lui.

Interrogé à la télévision brésilienne en 1971, Chico Xavier a transmis l’avis de son guide Emmanuel : la crémation est légitime pour tous ceux qui la désirent, à condition d’attendre au moins 72 heures après le décès. Ce délai laisse à l’Esprit le temps de se dégager tranquillement de son corps. C’est aujourd’hui la recommandation la plus suivie dans les centres spirites.

Pour le reste, Kardec rappelle que le corps n’est qu’un vêtement que l’Esprit abandonne. Les Esprits sont moins sensibles aux honneurs rendus qu’au souvenir sincère (LE, q. 324). Un Esprit avancé comprend la futilité de ce qui touche à sa dépouille, même si certains, juste après leur mort, peuvent encore s’en préoccuper (LE, q. 326).

Enterrement ou incinération, le choix reste donc libre. L’essentiel est de respecter ce temps de séparation, et d’accompagner celui qui part avec affection plutôt qu’avec inquiétude.

29 oct. 2026

Philosophie spirite

Bonjour. Une question par rapport aux âmes qui se sont désincarnées lors de l'accident de train en Espagne.
Est-ce que cet accident était ''prévu et choisi'' dans leurs plans de vie et qu'ils avaient à vivre cela et à faire vivre cela à leurs proches et peut-être à tous les Espagnols ?
Ou bien est-ce un accident qui a interrompu trop tôt le plan de vie de tous ces êtres ?
Merci

Cette question appelle d’abord beaucoup d’humilité : personne ne peut connaître le chemin de chacune de ces âmes.

Kardec donne pourtant quelques repères.

Pour lui, la seule vraie fatalité est l’heure à laquelle nous arrivons dans cette vie et celle à laquelle nous la quittons (LE, q. 853, 859). L’Esprit ne prévoit pas chaque détail de son existence, seulement les grandes lignes (LE, q. 258-259), et seules les grandes épreuves, utiles à son avancement, sont réellement prévues (LE, q. 859).

Le départ de ces personnes n’est donc pas un hasard : son moment était prévu et il avait sa raison d’être, peut-être différente pour chacune. Il ne nous appartient pas de connaître ces raisons.

Mais cela ne veut pas dire que les responsables de l’accident, s’il y en a, n’avaient pas le choix.

Kardec rappelle que beaucoup de malheurs viennent de l’imprévoyance humaine (LE, q. 741), et que personne n’est destiné à faire du mal à autrui (LE, q. 861). L’heure du départ relève de la vie de chaque victime ; la négligence ou l’erreur relève de la liberté de celui qui l’a commise. C’est le sens de la parole de Jésus : « Il est nécessaire qu’il arrive des scandales, mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive » (L’Évangile selon le spiritisme, ch. VIII, n° 11-16). Un drame peut devenir l’occasion d’une épreuve, mais celui qui l’a provoqué en reste responsable devant la loi divine ou universelle.

Faut-il y voir une épreuve pour toute l’Espagne ? Kardec explique que ces grands malheurs sont aussi des épreuves collectives. Ils donnent à chacun l’occasion de montrer son courage, son esprit de sacrifice et son amour du prochain (LE, q. 740). L’élan de solidarité qui suit souvent un drame en fait partie.

André Luiz décrit un accident d’avion avec de nombreuses victimes (Action et réaction, ch. 18, « Rachats collectifs »). Il montre que chaque personne s’y trouvait pour des raisons qui lui étaient propres, et que le secours spirituel s’adaptait à l’état de chacune. Un même événement ne signifie pas une même histoire pour tous.

Ce qui reste certain, c’est que la vie continue pour chacune de ces âmes. Nos prières et nos pensées affectueuses les aident à retrouver la paix, et soutiennent aussi les familles qui restent.

28 oct. 2026

Philosophie spirite

Lors d’une méditation, lorsqu'une personne voit un proche défunt, peut-elle être sûre et communiquer sereinement ? Pas d'usurpation possible ? Merci

Voir un proche pendant une méditation peut être une vraie rencontre. Ceux qui nous aiment viennent avec plaisir quand on pense à eux avec recueillement et respect , et qu’ils sont heureux de notre souvenir (LE, q. 935). Il n’y a donc rien d’étrange à ce qu’un proche se manifeste dans un moment de calme intérieur.

Mais une image, à elle seule, ne suffit pas à garantir que c’est bien lui.

Deux choses peuvent nous tromper. D’abord notre propre désir : quand on souhaite très fort revoir quelqu’un, l’imagination peut nous en donner l’image. Kardec conseille d’ailleurs de laisser ce genre de perception venir naturellement, sans la forcer, pour ne pas devenir la dupe de son imagination (Livre des Médiums, n° 171). Ensuite, chez ceux qui voient les Esprits, des Esprits légers peuvent prendre une fausse apparence pour abuser de quelqu’un, et cela dépend en grande partie de nos dispositions morales (Livre des Médiums, n° 268, q. 14).

Comment reconnaître alors une vraie présence ?

Kardec donne un repère simple : une apparence peut s’imiter, la pensée beaucoup moins (Livre des Médiums, n° 261). Un proche se reconnaît à son caractère, à sa façon d’être, à des détails personnels que l’on n’attendait pas (Livre des Médiums, n° 257). Le sentiment laissé compte aussi : une présence bienveillante apporte de la paix, jamais de la peur, de l’agitation ou des ordres.

Commencer sa méditation par une prière sincère reste la meilleure protection.

On peut donc accueillir ces moments sereinement, avec gratitude, mais sans s’y accrocher. Et si l’on doute, ce n’est pas grave : ceux qui nous ont quittés perçoivent notre affection même quand nous ne les voyons pas. Kardec précise d’ailleurs que l’Esprit est sensible au souvenir de ceux qu’il a aimés, mais qu’une douleur incessante l’affecte péniblement (LE, q. 936).

25 oct. 2026

Philosophie spirite

Suite au cours de mercredi je me suis posée la question suivante :
Certaines personnes ont fait de très belles choses dans leur vie qui ont fait leur renommée mondiale. Dans le même temps elles ont pu aussi commettre des actes odieux. Comment peut-on expliquer ces comportements. Est-ce qu'il peut y avoir plusieurs esprits en une seule personne. Merci pour votre réponse

Non. Il n’y a qu’un seul Esprit par corps.

Kardec pose la question directement : l’homme a-t-il deux âmes, l’une animale, l’autre spirituelle ? La réponse est non. L’homme a une double nature : par son corps il participe aux instincts de l’animal, par son âme à la nature des Esprits (LE, q. 605). Le bien et le mal viennent donc de la même personne.

Il faut d’abord se rappeler que nous sommes en transition. L’Esprit ne passe pas d’un coup de l’imperfection au bien : les individus, comme les peuples, n’avancent que pas à pas (LE, q. 780-b). Sur notre planète, la plupart d’entre nous ne sont ni très bons ni très mauvais. L’échelle spirite décrit d’ailleurs des Esprits qui penchent tantôt vers le bien, tantôt vers le mal (LE, q. 100-113). Une même personne peut donc, dans une seule vie, accomplir de belles choses et commettre des actes odieux. Les qualités déjà acquises s’expriment, les défauts pas encore vaincus aussi.

Ensuite, l’intelligence et la morale ne progressent pas au même rythme. Le progrès moral découle du progrès intellectuel, mais ne le suit pas toujours immédiatement. Tant que le sens moral n’est pas développé, l’intelligence peut même servir à faire le mal (LE, q. 780). Un Esprit peut être brillant, créatif, génial, et rester très en retard sur le plan moral.

Une belle œuvre ne reflète pas toujours l’élévation de son auteur. Les hommes de génie reçoivent souvent leurs idées d’autres Esprits, qui les jugent capables de les transmettre (LE, q. 462).

Il y a aussi la lutte intérieure. Les imperfections de l’Esprit entrent en sympathie avec les penchants du corps (LE, q. 605-a), et des Esprits inférieurs peuvent renforcer ces penchants par leur influence, plus grande que nous ne le croyons (LE, q. 459). Dans les cas extrêmes, on parle d’obsession (Livre des Médiums, ch. XXIII). Même alors, l’obsesseur influence l’Esprit incarné, il ne le remplace pas.

Le libre arbitre reste donc entier. Plus l’intelligence est développée, plus la responsabilité des actes est grande (LE, q. 780-a).

23 oct. 2026

Organisation des cours

Bonjour,
Pourriez-vous communiquer le lien pour télécharger le cours de ce mercredi, s'il vous plait.
Merci

Sur la page question réponse vous avez dans le filtre "le lien de collaboration"

22 oct. 2026

Philosophie spirite

Lors d’une séance spirite, lorsque le médium entre en contact avec un proche défunt et le voit, peut-il être rassuré et communiquer sereinement ? Pas d'usurpation possible ? Merci

Pas tout à fait. Voir un proche ne suffit pas à garantir que c’est bien lui.

Kardec le dit sans détour : la question de l’identité des Esprits est l’une des plus délicates de la pratique spirite. Les Esprits n’apportent pas de pièce d’identité, et certains prennent facilement un nom d’emprunt (Livre des Médiums, ch. XXIV, n° 255). Des Esprits légers peuvent aussi profiter de la faculté d’un médium voyant pour le tromper par de fausses apparences, selon les qualités morales du médium (Livre des Médiums, n° 268, q. 14).

Il y a un deuxième risque, plus discret : l’imagination du médium lui-même. Kardec conseille de laisser la voyance se développer naturellement, sans la forcer, pour ne pas devenir la dupe de son imagination (Livre des Médiums, n° 171).

Faut-il pour autant tout soupçonner ? Non plus.

L’identité d’un proche récemment décédé est même plus facile à établir que celle d’un personnage historique. Ses habitudes, son caractère, sa façon de parler, des détails que le médium ne pouvait pas connaître : pour Kardec, ce sont les signes les plus sûrs (Livre des Médiums, n° 257). Une apparence peut s’imiter, la pensée beaucoup moins. L’ignorance n’imitera jamais le vrai savoir, ni le vice la vraie vertu (Livre des Médiums, n° 261).

La meilleure protection reste la qualité de la réunion : un groupe sérieux, régulier et ponctuel, la prière, la charité et l’absence de curiosité frivole (Livre des Médiums, ch. XXIX ; André Luiz, Désobsession). Le médium y contribue par l’étude du spiritisme, par son instruction générale et par son expérience, qui l’aident à discerner (Livre des Médiums, Introduction et n° 192, 225). Les bons Esprits viennent là où ils trouvent ces conditions.

Le médium peut donc communiquer sereinement, mais avec vigilance. C’est le contenu du message, plus que l’image, qui permet de reconnaître un proche.

21 oct. 2026

Philosophie spirite

Est-il possible de passer plusieurs degrés de classe des esprits dans une même incarnation en fonction de nos choix d'expériences choisies pour cette incarnation ?

Oui, une incarnation peut faire avancer l’Esprit de façon sensible. Mais il faut nuancer l’idée de « classes ».

Pour Kardec, la classification des Esprits n’a rien d’absolu, et un Esprit peut même réunir des caractéristiques de plusieurs classes (LE, q. 100). Il n’y a pas de ligne de démarcation entre les degrés d’élévation, et leur nombre dépend du point de vue que l’on adopte (LE, q. 97). On ne franchit donc pas des paliers comme on monte des marches. On progresse de façon continue, par nuances, et le passage d’un degré à l’autre est insensible.

Ce progrès dépend de nous. Ce sont les mêmes Esprits qui s’améliorent et passent d’un ordre inférieur à un ordre supérieur (LE, q. 114). Ils y arrivent plus ou moins vite selon leur désir et leur soumission à la volonté de Dieu (LE, q. 117). Celui qui avance vite s’épargne des épreuves, mais les incarnations restent très nombreuses, car le progrès est presque infini (LE, q. 169).

Le choix des épreuves joue un rôle réel : l’Esprit choisit celles qui peuvent l’aider à se corriger et à avancer plus vite (LE, q. 264). Une épreuve difficile, acceptée et bien vécue, peut faire avancer beaucoup. Mais ce n’est pas le choix qui fait progresser, c’est la manière dont on traverse l’épreuve. L’Esprit peut même choisir une épreuve au-dessus de ses forces et échouer (LE, q. 269).

Il y a cependant une limite. Une vie exemplaire ne permet pas de franchir tous les degrés pour devenir pur Esprit sans passer par les intermédiaires : ce que l’homme croit parfait est encore loin de la perfection (LE, q. 192).

Enfin, le progrès est rarement uniforme. L’intellectuel et le moral avancent rarement ensemble ; ce qu’un Esprit n’accomplit pas dans une vie, il l’accomplit dans une autre (Le Ciel et l’Enfer, 1re partie, ch. III, n° 7).

Une chose est sûre : ce qui est acquis ne se perd pas. L’Esprit peut rester stationnaire, il ne rétrograde jamais (LE, q. 118).

21 oct. 2026

Philosophie spirite

Si on s'incarne pour vivre une expérience pour corriger l'autre et donc progresser, mais que l'on vient avec de lourds karmas , alors comment faire autrement que ce que l'on fait dans cette incarnation car tout dans cette incarnation converge vers cette ou ces difficultés,?

La question est juste : quand tout semble converger vers la même difficulté, on a l’impression que la partie est jouée d’avance. Kardec répond pourtant clairement que non.

Il distingue deux choses : les événements de la vie matérielle et les actes de la vie morale. La seule fatalité vient du choix que l’Esprit a fait, avant de naître, de subir telle ou telle épreuve. En la choisissant, il se crée une sorte de destinée. Mais cela ne concerne que les épreuves matérielles. Face aux épreuves morales et aux tentations, l’Esprit garde toujours la liberté de céder ou de résister (LE, q. 851). Personne n’est prédestiné à mal agir (LE, q. 861).

Autrement dit, les circonstances peuvent être fixées, notre réponse ne l’est jamais.

Même les circonstances ne sont pas entièrement écrites. L’Esprit ne prévoit que les grandes lignes de sa vie ; les détails dépendent des situations et de nos propres actes (LE, q. 258). Seules les grandes douleurs, utiles à notre avancement, sont vraiment prévues (LE, q. 859). Et Kardec ajoute que nous attribuons souvent au destin ce qui n’est que la conséquence de nos propres fautes (LE, q. 852).

Ce que l’on appelle souvent « karma » ne condamne donc pas à répéter. Les penchants que nous apportons viennent de notre passé, mais il n’y a pas d’entraînement irrésistible quand on a la volonté de résister (LE, q. 845). Les Esprits sont formels : on peut vaincre ses mauvais penchants, et parfois avec peu d’efforts, car c’est surtout la volonté qui manque (LE, q. 909). Et nous ne sommes pas seuls : si nous prions Dieu et notre bon génie avec sincérité, les bons Esprits viennent nous aider à surmonter nos défauts (LE, q. 910).

Comment faire autrement, alors ? Non pas en fuyant la difficulté, mais en la vivant autrement. La même épreuve peut être traversée dans la révolte ou dans la patience, et c’est là que se joue le progrès. Plus l’épreuve est rude et mieux on la supporte, plus on s’élève (LE, q. 866).

La convergence des difficultés n’est pas un piège. C’est le terrain que l’on a choisi pour s’exercer.

19 oct. 2026

Philosophie spirite

Bonjour,
Est-ce que le périsprit peut être endommagé par des souffrances subies par le corps physique mais aussi psychiques comme par exemple des manipulations d'ordre sectaire ou autre ? Merci


Le périsprit est l’enveloppe semi-matérielle qui unit l’Esprit au corps (LE, q. 93-95). Une maladie ou un accident atteint le corps. Kardec ne dit nulle part que ces souffrances endommagent le périsprit. Vécues comme des épreuves, elles peuvent au contraire faire avancer l’Esprit.

Les souffrances psychiques demandent plus de nuance. Le périsprit s’imprègne de nos pensées et de nos sentiments, et cet état fluidique peut se répercuter sur la santé (La Genèse, ch. XIV). Ce n’est pourtant pas la souffrance subie qui le marque, c’est ce que nous entretenons ensuite : la peur, la rancune, la culpabilité, les idées imposées. Une personne manipulée n’est donc pas « abîmée » par ce qu’on lui a fait. Dans certains cas d’emprise, une influence spirituelle peut s’ajouter : c’est l’obsession, une action fluidique persistante (Livre des Médiums, ch. XXIII).

Tout change quand la volonté de l’Esprit est engagée, comme dans le suicide ou les dépendances.

Pour le suicide, Kardec décrit un trouble prolongé et parfois la sensation persistante des liens avec le corps (LE, q. 943-957 ; Le Ciel et l’Enfer, 2e partie, ch. V). Il précise que la faute peut s’expier dans une nouvelle existence, plus difficile que celle qui a été interrompue (LE, q. 957). Les penchants et les vices suivent aussi l’Esprit après la mort et continuent de le faire souffrir (Le Ciel et l’Enfer, 1re partie, ch. VII).

La littérature spirite brésilienne va plus loin. Elle parle de « lésions périspirituelles » dues au suicide, à l’alcool et aux drogues (André Luiz, Action et Réaction ; Yvonne Pereira, Mémoires d’un suicidé). L’Esprit reçoit d’abord des soins dans le monde spirituel, qui le soulagent. Ils ne suffisent pas toujours. Pour les atteintes les plus profondes, il faut une nouvelle incarnation.

Pourquoi le corps ? Parce que le périsprit sert de moule au corps qui se forme. Dès la conception, l’Esprit est relié au germe par un lien fluidique, qui est une expansion du périsprit (LE, q. 344 ; La Genèse, ch. XI, n° 18). Une lésion inscrite dans le périsprit se reflète donc dans le nouvel organisme, sous forme de fragilité, de malformation ou de prédisposition. André Luiz décrit en détail cette préparation, où les Esprits planificateurs tiennent compte de l’état du corps spirituel (Missionnaires de la lumière, ch. 12-13).

Le corps agit alors comme un filtre. Le déséquilibre fluidique s’écoule peu à peu dans la matière, et le périsprit se libère de ce qu’il portait. La souffrance acceptée avec courage, l’effort moral et le bien accompli achèvent la réparation, parfois sur plus d’une existence.

Ce n’est pas une punition. C’est la loi de cause à effet, appliquée avec miséricorde : l’oubli du passé et le soutien des bons Esprits accompagnent toute la démarche. Attention toutefois : toute maladie de naissance n’est pas la conséquence d’une faute passée. Certaines épreuves sont choisies pour d’autres raisons (LE, q. 258-273).

Rien de comparable avec la personne manipulée. En reprenant sa liberté de pensée, par la prière, le soutien fraternel et le passe si besoin, elle retrouve son équilibre dès cette vie. Le périsprit suit le progrès de l’Esprit.

18 oct. 2026

Philosophie spirite

les regnes inférieurs (dans le cours precedent) page 22
fabio tu as dit qu'a sa mort un animal ne reste pas dans le monde invisible et "est rapidement utilité"
que devient il? Est ce obligatoirement une incarnation humaine ou peut il revenir pour etre un autre animal? Et si ce n'est ni l'un ni l'autre, que devient il?

Cette belle question, touche beaucoup de personnes attachées à leurs animaux. Kardec y répond avec une certaine prudence, mais ses textes donnent des repères clairs.

Quand un animal meurt, son « âme » ne disparaît pas. Elle garde son individualité, même si elle n’a pas encore la conscience d’elle-même comme nous (LE, q. 598). Elle ne choisit pas sa prochaine vie, car elle n’a pas de libre arbitre (LE, q. 599). Et contrairement à nous, elle ne reste pas longtemps dans le monde spirituel : des Esprits s’en occupent et la conduisent rapidement vers une nouvelle existence (LE, q. 600). C’est ce que veut dire « utilisée » : elle repart vivre, dans un nouveau corps animal.

Elle ne devient pas tout de suite un être humain.

Son chemin est long. Le principe intelligent (l'équivalent à l'Esprit chez l'animal) se forme et s’individualise peu à peu, d’une existence à l’autre, bien avant d’atteindre ce que les Esprits appellent la « période d’humanité » (LE, q. 607). L’animal progresse lui aussi, à son rythme, sans faute à réparer ni expiation (LE, q. 601-602). Un jour, au bout de ce long apprentissage, il pourra entrer dans l’humanité. Et une fois ce pas franchi, il n’y a pas de retour en arrière : un Esprit humain ne renaît jamais dans un animal (LE, q. 611).

Il n’y a donc pas d’autre voie. L’âme de l’animal poursuit simplement sa route, de vie en vie.

Kardec reste humble sur ce sujet. Il reconnaît que l’origine de l’Esprit fait partie des choses que nous ne pouvons pas connaître parfaitement, et qu’on ne peut avancer ici que des hypothèses (LE, commentaire de la section Métempsycose, q. 611-613 ; La Genèse, ch. XI, n° 23).

Une note qui touchera ceux qui ont perdu un compagnon fidèle : André Luiz explique que certains animaux domestiques, qui ont vécu près de l’homme et reçu son affection, peuvent rester quelque temps dans le plan spirituel avant de repartir (Évolution dans deux mondes , 1re partie, ch. XIII). L’amour qu’on leur a donné n’est pas perdu.

15 oct. 2026

Philosophie spirite

Bonjour,
Quelle est la position de Kardec concernant le suicide assisté, l'euthanasie ? Est-ce qu'on peut l'apparenter au suicide du point de vue des Esprits ? Est-ce la même chose pour les animaux dont on abrège les souffrances face à une maladie ou une fin de vie compliquée ? Merci

Kardec n’emploie pas ces mots, qui n’avaient pas encore leur sens actuel. Il a pourtant répondu aux deux situations : abréger sa propre vie face à une mort certaine, et abréger celle d’un malade qui souffre.

Face à une mort inévitable et terrible, peut-on abréger ses souffrances par une mort volontaire ? La réponse est que l’on est toujours coupable de ne pas attendre le terme fixé par Dieu, d’autant qu’on n’est jamais certain que ce terme soit vraiment arrivé (LE, q. 953). Le suicide assisté reste donc, pour les Esprits, une mort volontaire, même si les circonstances peuvent atténuer la responsabilité (LE, q. 943-957).

L’euthanasie pose la même question, vue de l’extérieur.

Est-il permis d’abréger la vie d’un malade qui souffre sans espoir de guérison ? Personne ne peut être absolument sûr que la dernière heure est venue, et la science s’est déjà trompée. Les derniers instants, même douloureux, peuvent encore être utiles à l’Esprit (L’Évangile selon le spiritisme, ch. V, n° 28). André Luiz en montre les conséquences avec le cas de Cavalcante : par compassion, son médecin lui administre une injection pour abréger son agonie. Le produit agit profondément sur le corps spirituel. Cavalcante reste prisonnier de son corps inerte pendant une vingtaine d’heures et arrive dans le monde spirituel apathique et somnolent (Obreiros da Vida Eterna, ch. 18).

Cela ne veut pas dire qu’il faut laisser souffrir. Nous avons au contraire le devoir d’adoucir les épreuves de notre prochain par tous les moyens, car seul Dieu a le droit d’abréger ou de prolonger une épreuve (L’Évangile selon le spiritisme, ch. V, n° 27).

Soulager la douleur, c’est la charité. Provoquer la mort, c’est autre chose.

Arrêter les traitements quand il n’y a plus rien à guérir est une autre question. Cesser un traitement devenu inutile ne provoque pas la mort : on la laisse venir naturellement, en continuant à soulager. C’est très différent de l’euthanasie.

Pour les animaux, la situation n’est pas comparable. L’animal n’a pas de libre arbitre au sens moral, et il n’y a pas d’expiation pour lui (LE, q. 602). Sa souffrance n’est pas une épreuve dont il tirerait un progrès moral, et l’abréger n’a rien d’un suicide. Kardec ne traite pas directement ce cas, mais l’esprit de ses enseignements invite à regarder l’intention : la compassion n’a pas la même portée que la commodité ou l’indifférence.

Marcel Benedeti, vétérinaire et auteur spirite brésilien (Todos os Animais Merecem o Céu), va dans le même sens. Pour lui, l’animal n’a pas de karma comme l’homme. L’euthanasie reste donc le dernier recours, une fois tout tenté pour le soigner (Revista Cristã de Espiritismo, n° 29, 2004).

Dans tous les cas, ce qui compte aux yeux des Esprits, c’est l’amour avec lequel on accompagne celui qui souffre.

Une note personnelle : c’est ainsi que NOUS, spirites, comprenons ces questions. Nous n’avons pas le droit de juger ceux qui pensent différemment, et encore moins de leur imposer nos convictions ou nos croyances (LE, q. 835-837).

Nous devons être d’autant plus respectueux envers ceux qui traversent des souffrances que, la plupart du temps, nous ne les avons jamais vécues nous-mêmes. Leur ajouter un sentiment de culpabilité ne ferait qu’alourdir leurs épreuves, sans soulager leurs souffrances ni les aider à avancer sur leur propre chemin d’évolution spirituelle.

C’est pourquoi il me semble essentiel de respecter la liberté de conscience, les convictions et les choix de chacun, ainsi que les lois démocratiquement établies dans chaque pays.

12 oct. 2026

Philosophie spirite

Pourquoi, pour vivre sur terre (se nourrir, se loger, s'habiller etc.), l'esprit incarné doit-il utiliser (asservir, exploiter, tuer, etc.) les autres règnes "inférieurs" les autres manifestations de vie ? N'est-ce pas profondément injuste ? Qu'est-ce qui justifie cela ?

Votre malaise est sain. Il montre une sensibilité que les Esprits eux-mêmes considèrent comme un signe de progrès.
Ils répondent d’abord par la loi de destruction. Tout doit se détruire pour renaître et se régénérer, et ce que nous appelons destruction n’est en réalité qu’une transformation (LE, q. 728). Le corps de la plante ou de l’animal disparaît, mais le principe intelligent qui l’animait ne disparaît pas. Il poursuit sa route. C’est d’ailleurs pourquoi la nature protège aussi les êtres : une destruction prématurée entraverait le développement de ce principe (LE, q. 729).
Mais cela ne donne pas tous les droits à l’homme. Les Esprits sont clairs : notre droit sur les animaux se limite à ce qu’exigent notre nourriture et notre sécurité, et l’abus n’a jamais été un droit (LE, q. 734). Tuer pour le plaisir, ou au-delà de nos besoins, c’est transgresser la loi de Dieu. Les animaux ne détruisent que par besoin. L’homme, lui, a le libre arbitre, et il devra rendre compte de l’usage qu’il en fait (LE, q. 735).
Surtout, cette situation n’est pas définitive. Elle tient à l’état encore très matériel de notre monde. Les Esprits expliquent que le besoin de destruction s’affaiblit à mesure que l’Esprit l’emporte sur la matière, et que l’horreur de la destruction suit le développement intellectuel et moral (LE, q. 733).
Autrement dit, ce qui vous dérange aujourd’hui, c’est précisément la direction dans laquelle l’humanité avance.

12 oct. 2026

Philosophie spirite

L'esprit se matérialise pour évoluer et vit des épreuves et souffrances pour se dépasser et se fortifier. Mais pourquoi les animaux doivent-ils vivre des souffrances (souvent infligées par les esprits matérialisés en progression) que ce soit dans les élevages intensifs, les laboratoires, les zoo, cirques, la chasse etc.

Le passage le plus important pour répondre à votre question se trouve dans Le Livre des Esprits, au chapitre XI, consacré aux trois règnes.
À la question 602, Kardec demande :
« Les animaux progressent-ils, comme l'homme, par le fait de leur volonté ou par la force des choses ? »
La réponse est :
« Par la force des choses ; c'est pourquoi il n'y a point pour eux d'expiation. »
Elle ouvre également une réflexion sur la responsabilité morale de l'être humain
Plus l'être humain développe sa conscience, plus il est appelé à réduire les souffrances qu'il peut prévenir, plutôt qu'à les justifier par des explications spirituelles.

12 oct. 2026

Philosophie spirite

Dans le basique 3, il est dit que tout création s'inscrit dans le temps, donc ne dure pas.
Mais les esprits sont créés (ils émanent du principe créateur, de Dieu), et cependant, il est dit dans tous les basiques que l'Esprit est immortel et qu'il progresse indéfiniment.
Pourriez-vous m'éclairer à ce sujet ? De plus, je n'arrive pas à appréhender la notion de progresser indéfiniment.

Votre question touche un point que Kardec a lui-même posé aux Esprits. À la question 83 du Livre des Esprits, il leur demande si les Esprits auront une fin. Leur réponse est claire : non. L’Esprit a eu un commencement, mais il n’aura pas de fin.

La clé est là. Avoir un début n’oblige pas à avoir une fin. Pensez à quelqu’un qui se met à compter : un, deux, trois… Il a bien commencé à un moment précis, mais il n’atteindra jamais le dernier nombre, tout simplement parce qu’il n’existe pas.

Ce qui passe, dans la création, ce sont les formes matérielles : les corps, les objets, et même les mondes, qui naissent, se transforment et se dissolvent. L’Esprit n’est pas de cette nature. Il n’est pas un assemblage de matière qui finirait par se défaire. C’est pourquoi l’enseignement spirite distingue toujours le corps, qui meurt, et l’Esprit, qui demeure.

Reste le mot « indéfiniment », qui donne le vertige. Il ne veut pas dire que l’Esprit tourne en rond pour l’éternité, ni qu’il ne connaîtra jamais le repos. Kardec parle d’Esprits purs, arrivés au plus haut degré de perfection possible pour une créature (LE, q. 113). Mais même eux ne deviennent jamais Dieu. Il reste toujours plus à comprendre, plus à aimer.

Un peu comme l’horizon : on avance réellement, le paysage change, on voit de plus en plus loin, et pourtant l’horizon recule toujours devant nous.

Et ce chemin n’a rien d’une corvée. Plus l’Esprit progresse, plus il est heureux.

Le progrès de l’Esprit ressemble plutôt à celui d’un musicien, qui découvre encore des nuances après quarante ans de pratique. Plus il avance, plus il voit ce qui reste à découvrir.

l’Univers est en expantion continue . Il y aura donc toujours plus à connaître, plus à aimer, plus à accomplir. Même les Esprits purs, qui ne se réincarnent plus (LdE, q. 113), ne restent pas inactifs : ils sont, selons les mots de Kardec, les messagers de Dieu et collaborent à l’harmonie de la création.

Et ce chemin n’a rien d’une corvée : plus l’Esprit progresse, plus il est utile, plus il aime, plus il est heureux.

9 oct. 2026

Organisation des cours

.st il possible d'envisager cela pour les groupes, puisque apparemment on peut l'avoir gratuitement ?
https://www.microsoft.com/fr-fr/microsoft-teams/free

Merci pour cette suggestion. Nous étudierons cette possibilité pour l’avenir. Pour le moment, avec une petite équipe, nous avons déjà plusieurs outils à gérer et peu de temps pour en apprendre et en mettre en place de nouveaux. Vous pouvez cependant tout à fait l’utiliser pour constituer vos groupes d’études.

8 oct. 2026

Philosophie spirite

ds le livre des esprits, chap 7 (loi de la société) 781:
- "que penser des hommes qui tentent d'arrêter la marche du progrès et de faire rétrograder l'humanité? Et la réponse de kardec :
pauvre être que DIEU CHATIRA.... ???
ces deux mots me gène ou je ne les comprends pas
dieu ne châtie pas
dieu est amour
ne nous chations pas nous même? ( que j'appelle le karma,,
J'ai besoin d'un éclaircissement

Il faut lire la réponse à la question 781 (LdE) jusqu’au bout : « ils seront renversés par le torrent qu’ils veulent arrêter. » Personne ne les frappe. Ils veulent retenir un fleuve à mains nues, et c’est le fleuve qui les emporte.

Ce torrent, c’est la loi du progrès, l’une des lois universelles. C’est comme si quelqu’un lançait une pierre vers le haut et, la pierre lui retombant sur la tête, disait que Dieu l’a puni. D’une certaine façon, il n’a pas tort : la loi de la pesanteur est aussi naturelle que la loi de cause à effet, et toutes deux viennent de la même source.

Les Esprits ont utilisé les mots que leurs lecteurs comprenaient, pour être entendus et toucher les consciences. Mais Kardec est très clair ailleurs : Dieu a établi des lois, et lorsque nous les transgressons, nous en subissons nous-mêmes les conséquences (LE, q. 964 ; Le Ciel et l’Enfer, 1re partie, chap. VII).

Ces conséquences ne pèsent vraiment que si l’on s’obstine. Un peu comme une entorse qu’on refuse de soigner : elle fait mal plus longtemps. Kardec explique que la souffrance dure tant que l’Esprit persiste dans l’erreur, et qu’elle s’allège dès qu’il la reconnaît et commence à la réparer. On dit souvent que l’on avance par l’amour ou par la douleur.

Cela ne veut pas dire que chaque épreuve cache une faute. Beaucoup sont choisies par l’Esprit lui-même, simplement pour grandir (LE, q. 258 et suivantes). Et quand il y a faute, ce n’est pas un péché au sens religieux : c’est l’erreur d’un être qui apprend.

Quant au mot « karma », Kardec ne l’emploie pas. Il parle des conséquences de nos actes, sans jamais en faire une fatalité : le repentir, l’expiation et la réparation laissent toujours une porte ouverte. Aucune peine n’est éternelle.

Un père qui laisse son enfant apprendre de ses chutes ne l’aime pas moins.

8 oct. 2026

Lien de collaboration

Bonjour,
Est-ce qu'il serait possible d'avoir à nouveau le lien pour la constitution d'un groupe ? Je n'y suis pas arrivée lors de la réunion en direct. Merci

8 oct. 2026

Philosophie spirite

La mort fait partie de la vie et n’est pas une fin, puisque la vie continue après la mort, mais pourquoi ressentons-nous un mauvais pressentiment lorsqu’une personne est sur le point de mourir ? Pourquoi notre corps et nos émotions semblent-ils nous dire que la mort est quelque chose de mauvais ?

Dans la question 730 (LdE), Kardec demande la raison pour laquelle l'homme a une répulsion naturelle pour la mort puisque celle-ci lui donne une meilleure vie. La réponse des esprits est tout à fait directe : l'homme doit s'efforcer de prolonger son existence afin d'accomplir sa tâche et Dieu lui a donné l'instinct de la conservation. Sans cet instinct beaucoup de gens abandonneraient au moindre obstacle. Ainsi l'inconfort que nous ressentons est un mécanisme de protection et non un avertissement.
Il y a aussi la séparation. Au moment avant le départ nous avons plus peur de l’absence que de la mort elle même. La chaise vide, la voix qu’on n’entendra plus.
Il y a aussi l'incertitude. Nous savons que la vie continue mais nous ne pouvons voir où la personne désincarnée va. Kardec dit que la peur de la mort est inversement proportionnelle à notre connaissance de l'avenir : plus de certitudes sont trouvées moins est l'anxiété du passage.
Enfin le pressentiment peut être très réel. L'âme peut parfois percevoir des choses que nos sens ne peuvent pas (LE, q. 522-524). En effet elle perçoit un changement qui arrive. Mais c'est nous-mêmes qui l'interprétons comme quelque chose de "mauvais" grâce à notre façon de penser habituelle et à notre attachement.
La chenille ne sait pas qu'elle va devenir un papillon. Pour elle la fin n'est qu'un nouveau début.
Si personne n’avait peur de la mort, l’humanité se serait très probablement déjà éteinte.

8 oct. 2026

Philosophie spirite

Bonjour,
Si l'esprit choisit les épreuves qu'il aura à vivre sur terre dans une logique de progression, qu'en est-il des êtres qui commettent des actes fous, qui sont complètement coupés de leur sensibilité et/ou qui n'ont pas la capacité de tenir compte des autres ? Ont-ils choisi de naître dans une sorte d'enfermement, de faire du mal ou est-ce que quelque chose à "buggé" en chemin ?

Rien n’a « buggé ». Mais nous devons préciser ce que l'Esprit choisit réellement. Les esprits sont sans équivoque à ce sujet :il peut connaître les types de difficultés auxquelles il sera confronté mais il n'a aucun moyen de savoir s'il va céder à celles-ci. Un homme choisit pour lui-même une vie remplie de tentations afin de développer son caractère ; personne ne choisit jamais la violence et la cruauté. C'est son libre arbitre au moment de la tentation qui choisit.
Il faut ajouter que tous les Esprits ne peuvent pas librement choisir leurs incarnations. Un esprit qui n'est pas encore assez avancé ne possède pas suffisamment d'expérience. Selon la philosophie spirite sa réincarnation peut être «imposée» à lui, tout comme les parents choisissent une école pour un petit enfant (LE, q. 262 et 337).
Ceux qui apparemment ne peuvent prêter attention à personne d'autre qu'à eux-mêmes sont généralement de jeunes esprits avec un égoïsme très prononcé. Ce n'est ni une anomalie ni quelque chose d'inattendu. Au contraire c'est une phase que nous tous traversons.
Ainsi absolument personne ne restera enfermé ou exclu pour toujours. Tout le monde évolue à son propre rythme et même celui qui fait un grand mal finira par choisir le chemin de l’amour.

8 oct. 2026

Organisation des cours

Bonjour
Je n'arrive pas à trouver les slides pour les enregistrer. Pouvez vous me dire comment faire svp? Je ne trouve que les questions et réponses. Merci beaucoup

8 oct. 2026

Lien de collaboration

Bonjour.
Pouvez vous redonner le lien du questionnaire par région. Je n'ai pas pu le remplir hier soir.
Merci

7 oct. 2026

Philosophie spirite

D'après le livre des Esprits de Kardec :"... On ne peut donc pas dire que tel homme est l'incarnation de l'Esprit de tel animal, et par conséquent la métempsycose, telle qu'on l'entend, n'est pas exacte. » Mais aussi : "un Esprit humain ne s'incarne jamais dans un animal, et l'esprit des animaux ne devient pas directement un homme par simple saut." Alors comment doit on entendre cette évolution ?

Les deux passages ne sont pas contradictoires mais se complètent en fait. Les Esprits répondent à la question 611 (LdE) en utilisant une analogie : qui reconnaitrait l'arbre avec ses feuilles et ses fruits dans la graine de laquelle il est né ? L'origine est la même mais l'arbre ne peut plus être comparé à la graine. De la même manière le principe intelligent évoluera jusqu'à atteindre un certain degré pour devenir un Esprit et entrer dans la phase humaine et n'aura plus aucun rapport avec son état primitif. C'est pourquoi il serait faux de dire qu'un homme est "l'incarnation de" quelque animal.

Mais oui il y a une évolution et c'est un processus lent et irréversible. Répondant à la question 607a les esprits disent que le principe intelligent évolue et s'individualise progressivement dans les êtres de la création , comme un long processus de germination avant de se transformer en Esprit.

Ce que le Spiritisme rejette c'est la métempsychose au sens commun :un homme qui renaît en chien afin d'expier ses péchés ou un animal qui renaît en homme. L'Esprit ne régresse pas, la réponse des esprits à la question 612.

Kardec résume tout cela dans son commentaire à la question 613 : la métempsychose est vraie si on comprend par ce mot la progression de l'âme d'un état inférieur à un état supérieur. Elle est fausse si on considère la transformation directe d'un animal en homme et vice versa.

La graine devient un arbre. L'arbre ne redevient jamais une graine.

1 oct. 2026

Organisation des cours

Bonjour,
sur le calendrier je n'ai pas trouvé les sessions de questions-réponses d'une heure hors dates de cours. Hier soir, 30 septembre c'est par erreur que je me suis connectée car il n'y avait pas cours et je fus surprise de tomber sur une séance de question-réponse dont je n'avais pas été mise au courant. Merci pour votre réponse sur le sujet.

Les sessions de questions réponses sont tous les mercredis hors les dates des cours du calendrier
Car pendant les cours vous ne pouvez pas interagir

24 sept. 2026

Philosophie spirite

Bonjour
Je me demande pourquoi Allan Kardec a pris un pseudo. Pouvez-vous m'éclairer à ce sujet ? Merci.

Bien avant de s'intéresser au Spiritisme, Hippolyte Léon Denizard Rivail menait déjà une carrière de pédagogue : disciple de Johann Heinrich Pestalozzi, il avait publié des manuels scolaires sous son véritable nom.

Lorsqu'il publie Le Livre des Esprits en 1857, il choisit d'adopter un pseudonyme afin de distinguer nettement ses écrits spirites de ses travaux pédagogiques. C'était également un acte d'humilité : il se concevait comme le coordinateur d'un enseignement transmis par les Esprits, et non comme son auteur.

L'origine du pseudonyme n'est pas détaillée dans les écrits de Kardec lui-même, mais rapportée par son biographe Henri Sausse : un Esprit lui aurait affirmé l'avoir connu lors d'une existence antérieure en Gaule, à l'époque des druides, où il portait le nom d'Allan Kardec. En adoptant ce nom, il illustrait symboliquement le principe de la réincarnation.

Pour approfondir : Henri Sausse, Biographie d'Allan Kardec.

24 sept. 2026

Philosophie spirite

christine est décédée il y a plus de 50 ans
elle est revenue ici bas sabrina
1) que reste t'il de christine de l'autre coté
2) dans l'hypothese ou il ne reste plus rien:
A) est ce que les prieres qui sont adressées à christine se perdent
B) est ce que ces prières reviennent par ricochés vers sabrina?
3) est ce qu'une ame désincarnée peut rester de l'autre coté et en meme temps etre ici bas?

1) Que reste-t-il de Christine de l'autre côté ?
Christine et Sabrina ne sont pas deux êtres, mais un seul Esprit qui a vécu deux existences. Il ne reste donc pas une « part » de Christine là-bas : tout ce qu'elle a acquis (qualités, affections, souvenirs) est conservé dans l'Esprit, simplement voilé par l'oubli de l'incarnation (Livre des Esprits (LdE) q. 392).

On peut le comparer à une sorte d'amnésie : en se réincarnant, Christine a oublié son passé et vit aujourd'hui sous le nom de Sabrina. Mais cet oubli n'est que temporaire. Une fois désincarnée, et selon son état d'avancement, elle retrouvera peu à peu le souvenir de ses vies passées. Elle sera alors toujours le même Esprit, avec en plus tous ces souvenirs réunis, et bien plus riche des expériences vécues dans chacune de ses existences. Grâce à la plasticité de son périsprit, elle pourra aussi, selon son avancement, choisir de se manifester sous l'apparence de Christine ou de Sabrina, par exemple pour se faire reconnaître de ceux qui l'ont connue sous l'un ou l'autre de ces visages (Le Livre des Médiums, ch. VI, sur les manifestations visuelles).

2) A) Les prières adressées à Christine se perdent-elles ?
Non. La prière est une pensée qui atteint l'Esprit visé, où qu'il se trouve, incarné ou non (LdE q. 658-666).

2) B) Reviennent-elles par ricochet vers Sabrina ?
Pas par ricochet : elles lui parviennent directement, puisque Sabrina est cet Esprit. Elle en reçoit les bienfaits, même sans en avoir conscience, sous forme de soutien, d'apaisement ou de bonnes inspirations (L'Évangile selon le Spiritisme, ch. XXVII).

3) Une âme peut-elle être à la fois là-bas et ici-bas ?
Non, l'Esprit ne se divise pas (LdE q. 92). Christine est aujourd'hui incarnée et vit sa nouvelle existence en tant que Sabrina. Pendant le sommeil, l'Esprit incarné peut certes se rendre temporairement dans le monde spirituel, mais c'est toujours le même Esprit, momentanément dégagé du corps, qui le réintègre au réveil, jamais un double. Une fois cette incarnation terminée, elle retournera dans le monde spirituel : ce sera le même Esprit, enrichi d'une expérience de plus, celle de Sabrina.

En résumé : rien n'est perdu, ni l'Esprit, ni l'affection, ni les prières.

Je vous recommande la lecture de «Renoncement», de Francisco Cândido Xavier, par l'Esprit Emmanuel. Ce livre illustre très bien cette situation : l'Esprit Alcyone, qui avait déjà achevé le cycle de ses incarnations et atteint les sphères élevées, revient se réincarner pour aider Pollux, son grand amour, lui-même réincarné sous le nom de Charles pour réparer ses erreurs passées. On y voit ainsi un même Esprit changer de nom d'une existence à l'autre, tout en restant le même être.

23 sept. 2026

Organisation des cours

bonjour
j'imprime tous les documents que vous nous envoyez pour les relire et relire encore
j'ai un besoin
vous serait il possible de paginer chaque feuille? Ce n'est pas très important mais c'est juste un outil qui facilite.
ET
grand merci aussi pour l'envoi des enregistrements, c'est tellement utile de pouvoir vous ré écouter et d'amener l'énergie de votre voix dans ma maison
MERCI pour tout

C'est une excellente idée. Nous insérerons les numéros de pages dans les notes des diapositives à partir du prochain cours. Merci !

20 sept. 2026

Lien de collaboration

Bonjour,
Nous sommes apprentis étudiants en philosophie spirite ; est ce que nous pouvons déjà envisager des liens de collaborations entre nous , pour nous rencontrer et échanger?
Je crois avoir compris que c'est par le futur groupe Facebook que nous pourrons établir des contacts /liens de collaboration entre nous pour ceux qui le souhaite. Est ce bien cela?
Je vous remercie!

Oui, nous vous encourageons à vous regrouper par région pour former des groupes d'études.
Des groupes d'études à distance sont également tout à fait possibles.
Si ces groupes restent constants, disciplinés et unis par la charité, nous les encourageons même à fonder, à terme, de nouveaux centres spirites.
Nous pourrons aussi vous donner des conseils pratiques pour former vos groupes lors des réunions du mercredi, les semaines sans cours.
Pour vous mettre en contact, nous avions d'abord prévu un groupe Facebook, et d'autres outils ont aussi été envisagés. Cependant, chacun a ses réticences vis-à-vis de tel ou tel outil, et nous étudions encore les différentes situations avant de faire un choix.
En attendant, lors de la prochaine réunion, nous vous enverrons un formulaire électronique pour recueillir quelques coordonnées. Ces données resteront confidentielles dans notre base. Avec votre accord, nous transmettrons ensuite vos coordonnées (votre adresse e-mail, par exemple) aux participants proches de chez vous qui auront, eux aussi, souhaité entrer en contact avec d'autres.

18 sept. 2026

Organisation des cours

Bonjour
Pouvez-vous me dire où trouver les solides des enseignements svp? Merci beaucoup. Evelyne et Denis

Question déjà répondu, merci d'aller dans l'option : organisation des cours

17 sept. 2026

Carnets

Bonjour,
L'utilisation des carnets reste très abstraite pour moi. Pourriez-vous m'éclairer à ce sujet. Je vous remercie par avance !

Bonjour et merci pour votre question.
Les carnets seront proposés à partir du Cycle d'apprentissage (Cycle 2) et vous seront présentés en détail à ce moment-là - rien ne vous est demandé pendant le Cycle basique. Il y en aura deux :
1 - Le carnet de synthèse
Après chaque cours, vous y notez en quelques lignes ce que vous en avez retenu, vos doutes éventuels et ce que le cours a éveillé en vous.
2 - Le journal de l'élève
Il part d'un thème proposé à la fin de chaque cours : vous y réfléchissez à la manière dont ce thème résonne dans votre vie concrète. Ce journal est strictement personnel et ne sera jamais demandé ni lu par personne.

17 sept. 2026

Philosophie spirite

Bonjour,
Est-il possible d'avoir à nouveau les explications concernant ce qu'a dit "l'Esprit de vérité" a Allan Kardec car le son était très inaudible à ce moment là. Merci

Kardec rapporte ses échanges avec l'Esprit de Vérité dans les Œuvres posthumes (2e partie) :

25 mars 1856 : lors d'une séance, Kardec apprend que les coups frappés la veille dans son bureau venaient de son Esprit familier, qui voulait lui signaler une erreur dans son manuscrit. Interrogé sur son identité, celui-ci répond : « Pour toi, je m'appellerai La Vérité. »

30 avril 1856 : première révélation de sa mission, par d'autres Esprits.

12 juin 1856 : l'Esprit de Vérité confirme cette mission et l'assortit de quatre avertissements :

1 - Discrétion : seule l'œuvre accomplie légitimera la mission ;
2 - Libre arbitre : Kardec peut réussir comme il peut faiblir, et dans ce cas un autre le remplacerait, car les desseins de Dieu ne reposent pas sur la tête d'un homme ;
3 - Épreuves : calomnies, trahisons de ceux qui sembleront les plus dévoués, épuisement ;
4 - Exigences : humilité, courage, persévérance et abnégation.

Kardec répond : « J'accepte tout sans restriction et sans arrière-pensée. » Le 1er janvier 1867, il constate que tout s'est réalisé, mais que les satisfactions morales l'ont largement emporté sur les épreuves.

Référence : Allan Kardec - Œuvres posthumes, 2e partie, « Mon guide spirituel » (25 mars 1856) et « Ma mission » (12 juin 1856)

10 sept. 2026

Philosophie spirite

Bonjour,

Hier le 09/09 lors de la réunion vous avez dit que l'on verrait des concepts comme la "biogénèse", mais est-ce la biogénèse ou l'abiogenèse, car je n'ai pas bien compris.
Merci de votre retour et précision afin de ne pas retranscrire de mauvaises informations.
Belle journée

J’ai bien parlé d’abiogenèse, et non de biogenèse. La confusion vient peut-être simplement de ma prononciation du terme pendant le cours.
L’abiogenèse désigne l’hypothèse scientifique selon laquelle les premières formes de vie auraient pu émerger, dans les conditions particulières de la Terre primitive, à partir de matière non vivante, par une succession progressive de processus physico-chimiques.
À ce sujet, un rapprochement intéressant peut être fait avec Kardec. Au XIXe siècle, il s’est intéressé à ce que l’on appelait alors la génération spontanée.
Les deux notions ont un point commun : elles cherchent à expliquer comment le vivant pourrait apparaître à partir du non-vivant. Mais elles ne sont pas équivalentes. Une toujours valable et l'autre réfutée expérimentalement il y a longtemps, quand Kardec été toujours vivant.
La génération spontanée, telle qu’elle était généralement comprise au XIXe siècle, supposait que des organismes vivants pouvaient apparaître spontanément dans les conditions ordinaires, à partir de matière non vivante ou en décomposition. Cette conception a été réfutée expérimentalement, notamment par les travaux de Pasteur.
L’abiogenèse moderne, en revanche, ne suppose pas l’apparition soudaine d’organismes constitués dans les conditions actuelles de la Terre. Elle cherche à comprendre comment, dans les conditions très particulières de la Terre primitive, il y a plusieurs milliards d’années, une succession de processus chimiques aurait pu conduire progressivement aux premiers systèmes vivants.
Dans La Genèse, puis dans la Revue spirite de 1868, Kardec envisage la possibilité que les premières formes organisées aient pu apparaître « lorsque les conditions nécessaires étaient réunies », je cite. Certains éléments de son raisonnement peuvent donc rappeler la question posée aujourd’hui par l’abiogenèse, sans pour autant confondre les deux concepts - et je ne veux pas dire que Kardec avait raison d'aller en direction à l'idée de la génération spontanée, bien au contraire.
Ce qui est particulièrement intéressant chez Kardec est sa prudence méthodologique : il considère que cette question relève du domaine scientifique et qu’elle ne doit pas être transformée en vérité spirite tant qu’elle n’est pas suffisamment établie.
Kardec était, comme tout penseur, un homme de son époque et travaillait avec les connaissances scientifiques disponibles au XIXe siècle. La génération spontanée, en vogue à l’époque de Kardec est donc une idée qui a été réfutée par la science moderne.

9 sept. 2026

Organisation des cours

Fabio a envoyé un lien pour accéder aux diapos et résumé des cours, malheureusement ce lien n'est pas valide. Est-ce possible d'en recevoir un valide pour récupérer ces importants documents ? Merci beaucoup d'avance

Voici les liens :

Pour consulter les diapositives et les résumés des cours :
https://cetdavila-my.sharepoint.com/:f:/g/personal/fabio_cetdavila_onmicrosoft_com/IgCzFbPZGfUVS4Cyhv0PFjRCAYKD3SGcXS5hrwXjDcWW0-o?e=2NePF5

Pour visionner les enregistrements des cours :
https://cetdavila-my.sharepoint.com/:f:/g/personal/fabio_cetdavila_onmicrosoft_com/IgC4y_HrMeljSbW5Y5XKGEEEAS0Qb5M9D6AhfZuEEF6HAl0?e=qlSgmb

Si le lien ne s’ouvre pas directement, copiez-le puis collez-le dans la barre d’adresse de votre navigateur.

7 sept. 2026

Lien de collaboration

Comment contacter le centre ?

Envoyer un message sur le site : https://www.tdavila.org/qui-sommes-nous
composez votre message et appuyez sur le bouton Envoi
ou
Envoyer un message par Email :
tdavilacesp@gmail.com

6 sept. 2026

Philosophie spirite

Combien de livres Kardec a écrit ?

5 livres : Le livre des esprits, le livre des Mediums, Le ciel et l'enfer, l'évangile selon le spiritisme, la génèse selon le spiritisme

6 sept. 2026

Organisation des cours, Lien de collaboration

Qu'est ce que c'est le groupe Ces Ames

Le groupe Ces Âmes est un groupe d'aide spirituelle dédié aux Esprits Souffrants.

6 sept. 2026

Lien de collaboration

Tout le monde peux collaborer avec tout le monde ?

Oui. Nous encourageons les élèves à entrer en contact les uns avec les autres pour former de groupes d'études ou des activités spirites.

6 sept. 2026

Carnets

Combien de carnets dois-je avoir ?

Deux carnets : celui de synthèse et celui de journal.

ISL Pissenlit transparent.png

Mention legale : Centre d'études spirites et psychologiques Thérèse d'Avila, association loi 1901, siège à Décines tdavilacesp@gmail.com

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