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Groupe spirite G.E.A.I.S

Groupe d’Études et d’Applications Initiatiques Spirites G.E.A.I.S

Par Davina Delor, Monastère Chökhor Ling, le 7 janvier 2023

 

Sous l’impulsion d’une puissante et longue réflexion étendue sur plusieurs années, je me suis enfin libérée des contraintes engendrées par la crainte du “qu’en dira-t-on” et des dogmes religieux, y compris spirituels.

Mon parcours dans le spiritisme remonte à mon adolescence où ma mère très engagée dans le courant d’Allan Kardec (fondateur des codes spirites) m’emmenait aux séances de groupe se déroulant à l’époque dans les quartiers environnant le cimetière du Père Lachaise à Paris. En ces mêmes temps, nous étions affiliées au Centre Théosophique Adyar, square Rapp, dont la devise n’a jamais quitté mon esprit : “Il n’y a pas de religion supérieure à la vérité.”

Avant de prendre mon envol vers toutes les autres choses de la vie, j’ai eu tout loisir d’étudier passionnément les principes spirites d’Allan Kardec, de Papus (le Docteur Encausse), de Philippe de Lyon Guérisseur-Thaumaturge, de Léon Denis, grand défenseur de la survie de l’âme et successeur d’Allan Kardec. Je me suis également plongée avec délices dans les recherches ésotériques d’Alice Bailey, de Charles Webster Leadbeater et de ceux qui les accompagnaient.

Par la suite, d’autres chemins d’apprentissages des connaissances spirituelles se sont présentés, je m’y suis engagée par choix sans soumission aux dogmes et dans le respect de l’expérience personnelle bien plus que des croyances.

Plus récemment il y a quelques années déjà, des événements douloureux m’ont offert d’un seul coup l’opportunité d’expérimenter ce que j’avais si assidûment étudié. Rapidement, bien qu’en progression, tout est devenu clair, fluide, transparent et surtout si simple et si évident. Quand l’esprit s’ouvre ainsi, les mystères et leur cohorte de confusions disparaissent au bénéfice de la venue d’une Guidance dont on ne peut mesurer la Lumière tant elle éclaire les passé-présent-devenir sans l’ombre d’un doute, sans le poids d’une hésitation. Désormais cette Lumière qui pour moi s’incarne par les Guides invisibles toujours présents, ne me quitte plus. C’est elle qui maintenant m’enseigne, me conseille et reprend mes erreurs afin que je les vois et puisse m’en détourner. Elle m’aide autant que je l’écoute et me donne les outils pour pouvoir partager le meilleur de moi-même auprès des autres selon mes souhaits formulés. Cependant, cette Guidance suprême laisse toujours le choix de gérer sa vie et de prendre sans influence les décisions que les conditions d'existence de chacun imposent.

C’est donc à cette Guidance que je dois l’aspiration pressante de réunir, dans la mesure des capacités qui me sont accordées, le monde des vivants et celui des esprits que j’ai à cœur de nommer “âmes”.

L’appel est venu sans que je m’y attende, sans que je le sollicite. Il est venu pressant et insistant me suggérer de rassembler un groupe de personnes attentives au sujet, sérieuses et respectueuses, souhaitant en apprendre davantage et de manière authentique sur cet invisible qui nous entoure et interagit avec nous bien plus que nous puissions l’envisager.

Le Groupe G.E.A.I.S est né d’une longue maturation reposant sur le désir profond d’être utile et bénéfique autant aux vivants qu’aux âmes désincarnées en demande et/ou en souffrance.

Désormais affilié à l’association du groupe spirite Sainte Thérèse d’Avila de Lyon, les séances sont initiées par Davina chaque trimestre et poursuivies sur cette base chaque semaine par Manou et Gilbert, responsables de l'association. Les séances trimestrielles durent deux heures, la première partie est réservée aux enseignements spirites qui peuvent être suivis en présence ou par Zoom (18 à 19h). La seconde partie (19h à 20h) est réservée à un nombre limité de personnes déjà engagées dans la connaissance et le respect d’une pratique spirite vouée au service des âmes en demande et aux esprits souffrants.

Conjointement, le Groupe G.E.A.I.S ouvre une activité en présence mensuelle au monastère Chökhor Ling, sur les mêmes bases que celles citées précédemment. Les personnes faisant partie de l’application (seconde partie) devront s’engager à travailler individuellement chaque semaine en privé sur les prières adressées à l’intention des âmes en général.

But de l’existence d’un groupe et des réunions spirites

Le spiritisme n’est pas une religion, de ce fait lorsqu’il est abordé à l’état pur, il ne contient ni dogmes, ni superstitions.

En essence, il tient ses origines de la réalité telle qu’elle est en son plein et en son vide et plus objectivement, des principes spirituels des civilisations anciennes atlante, lémurienne, égyptienne, consignées dans les Écoles des Mystères sacrés. Plus proches de nous, la Grèce et ses philosophes ésotériques, les cultes druidiques d’une part et animistes chamans du Mexique, d’Amérique et du Tibet d’autre part. On retrouve également nombre de références aux mondes de l’au-delà dans la Bible et aussi dans les textes moins fréquentés tels la Bible des Esseniens, et la Kabale où il est fréquemment question des Anges-Messagers et de leurs communications à l’intention des humains.

Fondé sur la croyance de la survie de l’esprit après la mort, le spiritisme est avant tout un mode de penser la vie dans son déploiement infini. Il renverse les barrières des rigidités et de tous les enfermements, il permet à qui se donne la peine de l’étudier de se chercher autrement qu’au travers de la matérialité et de se trouver dans le rayonnement de la Lumière Universelle. Plus profondément, l’application du spiritisme dans le respect de ses lois d’équilibre, de discernement et de prudence, met en relation les âmes des incarnés avec celles des désincarnés. Cette “rencontre” doit reposer sur des bases éthiques solides, une compassion altruiste et le puissant désir de servir la Lumière, rien que la Lumière.

Selon le mode de penser spirite, l’univers-multivers est occupé par d’innombrables expressions de la vie dotés de formes et sans formes dont les êtres humains ne sont qu’une réalité temporelle parmi bien d’autres.

De multiples sphères d’évolution accueillent les exigeants besoins de progression dans les temps déterminés d’une continuelle expérience de vie. Nous appelons cela : incarnation et réincarnation.

Le monde astral, dit l’au-delà, vibre en permanence au gré des élans fréquentiels de ce qui se déploie dans l’espace infini. Il n’y a pas de début et il n’y a pas de fin.

Notre présence en tant qu’être humain sur cette sphère-Terre marque la mesure d’un temps qui n’appartient qu’à chacun. C’est le temps de la réparation, des changements constants, de l’acceptation et de la purification en vue de l’élévation.

L’amour de la Terre pour ses enfants est incommensurable et cependant impartial. La loi est juste et sans défaut. Ce qui doit être donné par la vie le sera sans manquement, ce qui doit lui être rendu aussi. Pas de jugement, pas de punition, une simple mais droite rétribution.

À chaque entrée dans l’expérience évolutive de l’existence est accordée la plus belle et la plus noble distinction qu’il soit donnée à un être : porter la couronne de l’Amour divin.

Déposée dans le cœur-d’âme de tout un chacun, la faculté d’aimer est l’unique trésor qui multiplie ses richesses au fur et à mesure qu’elles sont consommées. Voilà tout le secret de la vie telle qu’elle est.

Ici et là, ailleurs et dans tous les au-delà, la vie ne connaît qu’un seul code constitué de cette Lumière particulière, plus intense et brillante diffusée dans la fulgurance de l’Amour inconditionnel que l’on se plaît souvent à nommer Dieu, le Pouvoir de la Vie, l’Absolu, le Grand Tout. Cette Source sans origine, sans nom et sans visage, existante en tout ce qui est, éternellement vivante dans le créé et l’incréé, le visible et l’invisible, est celle à laquelle nous pouvons nous abreuver sans que jamais elle ne tarisse.

Se réunir au nom de la Lumière pure et parfaite pour servir de tremplin d’évolution est sans aucun doute ce que les mondes spirituels les plus élevés attendent des humains.

La création du Groupe d’Études et d’Applications Initiatiques Spirites n’a d’autre but que celui de remplir toutes les meilleures conditions pour parfaire cette réalisation.

Enseignement spirite par Léon Denis

Né à Foug le 1er janvier 1846, décédé le 12 avril 1927, Léon Denis fut un philosophe spirite auteur et porte-parole du spiritisme en France succédant ainsi à Allan Kardec.

Fervent défenseur du spiritisme et du spiritualisme, il prône la survie de l’âme après la mort et ose affronter les objections matérialistes des athées et des catholiques.

En 1877, il entreprend une série de conférences au sein de l’Union Spirite de France dont il est devenu le Président.

Il se voit alors gratifié à titre honorifique de la présidence des fédérations spirites catalane et brésilienne. À la suite de quoi il crée et participe au soutien de l’édification d’un certain nombre de fédérations spirites, notamment dans les villes de Bordeaux, Nantes, Toulouse, Marseille et Alger.

Se joignent à lui d’éminents spirites médiums tels Gabriel Delanne et Jean Meyer avec lesquels il donne un nouveau souffle à l’Union Spirite.

En 1889, il inaugure le premier congrès international spirite et spiritualiste, puis à Paris en 1900, à Liège en 1905 et à Genève en 1913.

Dès 1910 sa vue commence à baisser sans pouvoir altérer sa fougue et son élan de défenseur de la cause spirite. Il devient aveugle peu après la Première Guerre mondiale. Incorruptible même par les dures épreuves de la vie, il étudie le braille qui lui servira également de moyen de communication.

L’ensemble de ses productions littéraires survivra à son décès, sa bonté naturelle et son dévouement au spiritisme lui vaudra le surnom d’“Apôtre du Spiritisme”.

À consulter : “Léon Denis, sa vie, son œuvre” ; “Léon Denis intime” ; “Après la mort” ; “Esprits et Médiums” ; “L’au-delà et la survivance de l’être”.

“La prière” par Léon Denis

“Prier, non pas certes comme on le fait trop souvent dans les églises, cette récitation monotone que murmurent les lèvres et qui est sans effet sur les vibrations de l’âme. J’appelle prière, le cri du cœur, l’appel ardent qui communique une impulsion irrésistible à nos énergies cachées. Ces énergies profondes qui vibrent avec intensité, imprégnées des qualités de notre invocation. Dès lors la prière facilite l’intervention des Esprits Guides et éloigne les esprits des ténèbres.

La musique par son rythme contribue elle aussi à unifier les pensées et les fluides.

Envisagée sous ces aspects, la prière perd le soi-disant caractère mystique que certains sceptiques lui attribuent pour devenir un moyen pratique, positif, quasiment scientifique, d’unifier les forces en action et de nous procurer des phénomènes de haute valeur. Car la prière est l’expression la plus haute de la pensée et de la volonté. C’est dans ce sens qu’Allan Kardec la recommandait à ses disciples.

Les religions possédaient une ressource précieuse pour élever et améliorer l’être humain, mais la pratique en devient banale si elle cesse d’être un élan spontané de l’âme qui en fait vibrer les cordes profondes.

Vous tous qui par l’étude du monde invisible, dans vos rapports avec l’au-delà, cherchez les certitudes qui fortifient et consolent, les grandes vérités qui illuminent la vie, tracent la voie à suivre, fixent le but de l’évolution ; vous tous qui cherchez à acquérir les forces spirituelles qui soutiennent dans la lutte et dans l’épreuve, qui nous préservent des tentations d’un monde matérialiste et trompeur, unissez vos pensées, vos volontés, faites jaillir de vos âmes ces courants puissants, ces courants fluidiques qui attirent à vous les entités protectrices, les amis défunts.

Si vous savez persévérer dans vos appels, dans vos recherches, dans vos désirs, elles viendront à vous ces âmes et leurs conseils, leurs enseignements, leur secours se déverseront sur vous comme une rosée bienfaisante. Dans cette communion croissante avec l’invisible, vous puiserez une vie nouvelle, vous vous sentirez réconfortés, régénérés.”

Enseignement spirite par Allan Kardec

Fondateur du spiritisme, Allan Kardec, de son vrai nom Hippolyte Denisard-Rivail, est né le 3 octobre 1804 à Lyon et décédé le 31 mars 1869 à Paris. Il fut inhumé au cimetière du Père Lachaise à Paris où sa tombe est régulièrement visitée par les spirites et les spiritualistes du monde entier.

En 1857, Allan Kardec donne naissance à un mouvement spirituel en exposant les bases et les principes des mondes mystérieux de l’au-delà. En rédigeant le “Livre des Esprits”, il initie les codes de références de ce qu’il nommera le spiritisme.

Pour définir et quelque peu démystifier les mondes invisibles et leurs occupants, les esprits, il exposera les enseignements issus de ces êtres impalpables dont il s’attachera à prouver l’existence au travers de leurs manifestations sur notre plan humain. Dans l’établissement de ce courant de pensée, il présentera les médiums comme des relais entre les vivants, les défunts et les êtres supérieurs, capables de communiquer par l’utilisation de l’énergie spirituelle du périsprit (véhicule subtil de l’âme).

Initié en Europe par ses écrits et ses travaux, ce mouvement se développera en Amérique latine et remplit aujourd’hui un rôle de diffusion très important au Brésil.

Fondé sur la croyance en l’existence de Dieu, en la réincarnation et en la communication avec l’au-delà, le spiritisme regroupe actuellement plus de dix millions d’adeptes à travers le monde.

Une “force” immanente est à l’origine de toute création. Sa vacuité représente le Pouvoir de vie éternellement présent quelle que soit la forme ou son abstraction.

“Le monde spirite est le monde normal, primitif, éternel, préexistant et survivant à tout.
Le monde corporel n’est que secondaire, il pourrait cesser d’exister ou n’avoir jamais existé sans altérer l’essence du monde spirite.
Les êtres matériels constituent le monde visible ou corporel, et les êtres immatériels le monde invisible ou spirite, c’est-à-dire des Esprits.
Les Esprits revêtent temporairement une enveloppe matérielle périssable, dont la destruction par la mort les rend à la liberté.
L’Esprit n’est pas un être abstrait, indéfini, que la pensée seule peut concevoir, c’est un être réel, circonscrit, qui dans certains cas est appréciable par les sens de la vue, de l’ouïe et du toucher.
En quittant le corps, l’âme rentre dans le monde des Esprits d’où elle était sortie pour reprendre une existence matérielle après un laps de temps plus ou moins long pendant lequel elle est à l’état d’Esprit se déplaçant dans différents courants.”

Principaux ouvrages d’Allan Kardec : “Le Livre des Esprits” ; “Le Livre des Médiums” ; “L’Évangile selon le spiritisme”.

Enseignement spiritualiste par Maître Philippe de Lyon

Philippe de Lyon n’a jamais fait l’éloge du spiritisme, il figure cependant dans cette tribune parce qu’il a prouvé par l’exemple de sa vie qu’il était en correspondance avec les Anges que nous appelons les Guides de Lumière. Conforme à l’éthique spirite dans sa profondeur, la nuance exprimée par le Maître se trouve dans la pensée conceptuelle rattachée au catholicisme. Très proche de l’église, Maître Philippe se différencie des principes spirites que nous soutenons, au sens où nous n’inscrivons pas notre idéologie dans un dogme institutionnel religieux. En revanche, son mode d’être et de fonctionner reste un exemple spirituel sur lequel toute personne entrant en relation avec les mondes invisibles doit nécessairement se conformer.

Philippe Nizier Anthelme est né à Lyon le 25 avril 1849 et décédé à L’Arbresle le 2 août 1905. Guérisseur hors du commun et grand mystique, la prière est sa priorité, associée au comportement intérieur correspondant à l’éthique spirituelle de bien.

Sans être à proprement parler en lien avec le spiritisme, il entretient une relation de proximité permanente avec les Êtres de Lumière qu’il appelle les Anges qui le guident et le soutiennent dans les soins qu’il dispense aux malades et aux infortunés.

Maître Philippe n’est pas un partisan de la communication avec les morts. Il recommande de ne pas les solliciter, de les laisser tranquilles. “Vous travaillez plus pour le Ciel en vous corrigeant de vos défauts qu’en sollicitant les morts. Si vous êtes très bons, ils viennent d’eux-mêmes trouver leur réconfort en votre présence. Dans le spiritisme, ce qui est le fondement et qui explique la justice divine, ce sont les réincarnations. Le danger pour les pratiquants du spiritisme qui pensent avoir des communications ou des visions est qu’elles s’empressent de le dire par vanité, par orgueil. Le seul vrai bon moyen, la seule vraie bonne communication, s’effectue par la voie de l’amour du prochain et par la charité. Le divin ne demande que d’aimer.”

Livres à consulter : “Le Maître Philippe de Lyon” par le Docteur Encausse ; “Le Maître Philippe, la parole et le geste” ; “Guérisons et enseignements”.

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